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Rue de Liège
Sur un banc, rue de Liège, à l'heure apéritive et rauque où l'estomac, plouf, pendeloque dans les talons, que fais-je dis, que fais-je ? Le soleil, derrière nuages, fait grasse mine aux gens urbains qui se préci-poussent, rage, rage vers les restaurants trompe faim. Ma foi, fait beau ! même s'y goutte quelques larmes pipi d'oiseau queues de nuages et coetera sur le minimal casse-croûte. Il fait beau et tu sais pourquoi ? Parce que sur un banc rue de Liège avant d'aller me prendre au piège je t'écris, en regardant passer les gens rue de Liège, assise sur un banc... où, ma foi, tu t'asseois aussi par la grâce de ma folie ![]() |
Dies Irae
Putain de camarde putain fait chier c’était ses mots quand il t’a rencontrée et il t’a oubliée toi tu ricanais en le voyant fragile exténué épuisé grelottant dans son squelette trop grand il a résisté un peu et il t’a regardée bien droit dans les yeux approche on va se frotter tous les deux et il t’a bouffée toute vive avec ta faux et tes linceuls moment terrible où le souffle s’arrête fulgurance de l’instant où le néant prend vie prend la vie et naît de ses cendres Epilogue je suis là comme une conne avec tes cendres sous le bras que faut-il faire de toi stardust comment te dire adieu comme autrefois, à Dieu ? au coin d’un bois dans un lac de conte de fée j’ai balancé toute cette poussière archaïsme de la vie contradiction dérisoire la petite faune de l’eau s’est précipitée et dans l’instant a défait la mort transformant le tombeau en gerbe de vie |


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