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Chaque soir, après ta disparition,
Je fixais désespérément le ciel,
Cherchant l'étoile, dans la constellation,
Qui t'avait emmené vers l'éternel.
Elle était là, elle semblait me guetter,
Loin! Hors d'atteinte de mes poings brandis
Vers Dieu, ce Dieu que l'on dit de bonté,
Qui, pourtant, à mon amour t'a ravi.
Je ne peux t'oublier, ni accepter.
La révolte gronde en mon coeur meurtri.
Toi, si tendre et si plein de bonté,
Pourquoi es-tu parti, mon Père chéri ?
Souvent je t'appelle, au coeur de la nuit,
Comme autrefois, quand tu venais t'asseoir
A mon chevet d'enfant, près de mon lit,
Pour apaiser ma frayeur, dans le noir.
Alors j'entends ta voix, comme dans un rêve,
Là-bas, quelque part, loin dans mon enfance :
'N'aie pas peur, la nuit passe, le jour se lève,
Retourne au doux sommeil de l'innocence'.
Tu trouvais les mots pour me rassurer...
Où es-tu retourné, toi, maintenant,
Sans la moindre présence pour t'aider,
A franchir la frontière du néant ?
Tout seul, papa, je t'ai laissé partir.
Cela, je ne peux me le pardonner.
Quand j'ai su que tu venais de mourir,
Une page de ma vie s'est tournée...
PatriciaM © 00038155
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1. owon Le 17/02/2006 à 03:34