


Carte Postale

Le temps des vacances
ça commence comme une chanson italienne :
viens, viens, il faut que tu viennes !
Les voix des sirènes, mais viens, viens, on t’emmène !
se font pressantes ...
A bout de souffle,
au delà de toute raison, je me rends :
filons dans le vent, errance …
Ce n’est après tout qu’un moment éphémère
à courir dans le thym tout le jour.
Et me voilà plantée là, où c’est nulle part.
Toi, mon bel oiseau, tu t’es déjà envolé
parti rêvasser au loin …
J’ai beau t’appeler, je n’entends plus rien
que le silence.
L’absence fait de toi un souvenir étrange
magique et dérisoire.
Je m’endors sous la branche d’olivier
avec une porte ouverte à la place du cœur.
Je ne sais plus très bien
où tu t’es évanoui ...
Mais la porte bat, bat, sur la cage vide.
***
Aujourd’hui c'est vacance
j’ai fermé mon cœur à clé.
*
Martine Laharie
