La Mère

 
 
 
 
La Mère
 
 
 
 
 
Lorsque je partirai pour mon dernier voyage,
Je veux que vous gardiez le souvenir de moi,
Qui vous ai tant aimés, tant donné en partage,
Et vous chéris toujours, aussi fort qu’autrefois.
 
Quand vous étiez petits, dans les années bénies,
Que de nuits j’ai veillé près de votre berceau,
Guettant votre sommeil, votre souffle de vie,
Votre moindre soupir, votre moindre sanglot.
 
Puis vous avez grandi, forgé vos caractères,
Avez quitté le nid pour aller vivre ailleurs.
Que la maison sans vous me paraissait austère,
Et combien le silence était lourd à mon cœur.
 
S’en est allé le temps. Mais malgré les épreuves,
Nous sommes par le cœur toujours restés liés.
S’il est des souvenirs qui aujourd’hui m’émeuvent,
Je ne regrette rien, je n’ai rien oublié.
 
Me voici maintenant au terme de ma vie.
Mes joues se sont ridées, mes cheveux sont tout blancs.
Pourtant j’éprouve encor l’irrésistible envie
De vous serrer très fort entre mes bras tremblants.
 
Lorsque je partirai au pays des nuages,
Le soir, à la veillée, parlez un peu de moi,
Qui vous ai tant aimés, tant donné en partage,
Et vous chéris toujours, encor plus qu’autrefois.
 
 
Renée Jeanne MIGNARD
 
 
 
 
 
 
 

 Votre avis sur ce texte
 
 
 
 
 
 
Webset  by © KissDesign Website
 

Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



 Passerelle pour GALAXIE mon autre Univers