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Si on parlait...
  
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Si on parlait d’Amitié, La grande, la vraie, Avec sincérité…
Celle, qu’aux creux de nos mains Et qu’au fond de nos Mémoires… On garde précieusement. Bien chaudement scellée. Comme ces serments d’enfants, Echangés, Vœu solennel et promesses, Pactisés par le sang.
Si on parlait d’Amitié La grande, la vraie, Avec sincérité…
Celle, de ces moments partagés A l’ombre d’un beau verger Où l’on s’inventait L’espace d’une journée Une enfance dorée Pour une Eternité.
Si on parlait d’Amitié La grande, la vraie, Avec sincérité…
Celle, de toutes ces journées Où allongées dans l’herbe, Nos regards tournés vers les Cieux, Les arbres, témoins silencieux, Pour mieux préserver Nos innocents secrets Et regarder nos rêves s’envoler.
Si on parlait d’amitiés, Celles que les faux semblant N’alimenteront jamais…
….
Si bien des années après, Après avoir un peu grandi, On parlait d’Amitié, On serait bien découragé En prenant conscience Que ce noble mot, Né de la simplicité En a perdu tout son sens. Maquillé, C’est un fait Triste réalité altérée. Plus grand nombre en effet S’auraient t’en apporter La définition vraie.
Si bien des années après On se laissait aller à sourire (pour de vrai…) Juste pour le plaisir de sourire, Ça serait bien dérangeant Pour tous ces gens bien pensants Qui seraient bien vite offusqués
De voir que t’as encor’ de belles dents !
….
Si on parlait de sincérité, De loyauté… Bien assez d’tes dix doigts Et même trop… parfois Pour en faire l’Inventaire, Même en faisant le tour de la Terre.
Si on parlait de Vérité (Pour peu qu’on sache encor’Ce que sait !) On serait bien désappointé De voir ce que les grandes personnes (Qu’on dit accomplies !) en ont fait. À trop vouloir coller d’étiquettes Comme si tout avait un prix Des mots dénaturés de leurs sens Par trop d’ignorance….
Si on parlait…Juste Pour le plaisir de parler Y’aurait toujours quelqu’un Comme diable sortant de sa boite Pour juger, profaner, souiller Ces petits moments crédules Que t’as su préserver Au fond de ton cœur pur Parce que toi finalement Tu t’en fiches de paraître naïf Et de poser des questions, Parce que toi finalement, t’as pas envie De te laisser apposer un 'Code Barre' sur le front
(Planèt'Poésie - CLA 25.05.2005)
PlanètePoésie
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