1. Ils habit’nt un pays en marge Un pays de neiges d’antan Un monde sorti des livres d’images Dont ils sont princes, les enfants
Ils fréquentent les soirs de brune Des princesses au bois dormant Et Pierrot pleurant au clair de la lune Des larmes d’argent, les enfants
Refrain
Ils sont princes d’un royaume Où l’impossible est roi Où la raison n’a pas de droit Où la mort ne fait pas la loi
Un monde né dans leur tête Au milieu de la fête Les enfants de la terre Les petits princes
2. Ils habit’nt un pays magique Poissons-lune et chevaux volants Châteaux hantés, sorcières maléfiques Dragons et géants, les enfants
Ils voyagent dans les nuages Cueillent des soleils en passant Mettent la mer au creux d’un coquillage S’en vont en riant, les enfants
R. Ils sont princes d’un royaume Où l’impossible est roi Où la raison n’a pas de droit Où la mort ne fait pas la loi
Un monde né dans leur tête Au milieu de la fête Les enfants de la terre Les petits prin-ces
3. Ils habit’nt un pays fragile Faites attention en entrant Ne touchez rien, et tâchez d’être habiles S’ils vous demandent, les enfants
[Parlé :]
S’il te plaît, dessine-moi un mouton S’il te plaît, dessine-moi un mouton
Ils habit’nt un pays sans âge Dont le roi est un vieux clown blanc Un monde sorti des livres d’images Dont ils sont princes, les enfants.
R. Ils sont princes d’un royaume Où l’impossible est roi Où la raison n’a pas de droit Où la mort ne fait pas la loi
Un monde né dans leur tête Au milieu de la fête Les enfants de la terre Les petits prin-ces
Rue Brassens
La moustach' pleine de chansons L'est arrivé dans le canton Suffisait de passer le pont Chantant bergerettes et fleurs L'a su s'installer dans nos coeurs Et depuis lors il y demeure
Les fleurs poussent par tous les temps Sur les pavés d' la rue Brassens Ça rend la croquants mécontents Y'a des pervench's au fond des yeux De belles nymphes de banlieue Ça rend amoureux, nom de Dieu !
Y'a des arbres de bonnes graines Que rien ne vient déraciner Et des filles nues aux fontaines Qu'un vent malin vient taquiner Et même par gros temps, morbleu ! Reste encore un coin de ciel bleu.
T'auras le coeur serré, beau prince, En descendant la rue Brassens
Les amours fleuriss'nt toutes seules Sur les trottoirs d' la rue Brassens C'est pour ça qu' certains font la gueule Vénus, qui n'est pas mauvais' fille, Fait rêver même le gorille Et ça dur' tant que les yeux brill'nt
Margot, Bécassine et Hélène Dans leur vilain sarrau de laine Saperlotte ! sont bien plus belles Que la reine dans ses dentelles Et mêm' si ça ne dur' qu'un temps Ça te fait le coeur au printemps
T'auras le coeur serré, beau prince, En descendant la rue Brassens
L'amitié paye un coup à boire Dans les bistrots d' la rue Brassens Et les grigous font des histoires Si tu as le coeur en lambeaux Si t'as l'âme à te foutre à l'eau Viens-t'en chez Jeanne, il y fait chaud
Et tu verras qu'on sait encore Comment on ressuscite un mort Avec l'amitié en renfort Copains d'abord, coquin de sort ! Pas besoin d' fair' de longs discours Pour que la vie reprenn' son cours
T'auras le coeur serré, beau prince, En descendant la rue Brassens
La moustach' pleine de chansons L'est arrivé dans le canton Suffisait de passer le pont Chantant bergerettes et fleurs Et désormais, qu'il y demeure L'a su s'installer dans nos coeurs Prince, n'oublie pas de sitôt Fa mi ré do sol mi sol do Le petit joueur de flûteau
Paroles, Musique, Interprétation
Patrick Laharie
Si tu fais danser tes souliers
Pour une fois, si l'on faisait le monde...
Un monde où l'on pourra chanter Sur des scènes nouvelles Un monde où l'on pourra rêver Sans peur que nos rêves s'achèv'nt au réveil
Tu peux fair' danser les montagnes Habiter des châteaux de sable Faire de l'eau avec du feu Si tu le veux Tu peux inventer la lumière Tu peux faire tourner la terre Bâtir un monde avec tes pieds Si tu fais danser tes souliers
Tu peux repeindre les visages Former le ciel à ton image Et maquiller la mort en bleu Si tu le veux Tu peux brûler des nuits entières D'ombres de flamme et de lumière Bâtir un monde avec tes pieds Si tu fais danser tes souliers
Tu peux habiller le silence Tu peux dessiner l'espérance Cueillir l'amour au fond des yeux Si tu le veux Tu peux composer à l'envi Des chansons à boire la vie Bâtir un monde avec tes pieds Si tu fais danser tes souliers
Tu peux retrouver dans la rue La poésie qui danse nue Tu peux dormir dans ses cheveux Si tu le veux Tu peux passer toute ta vie A ne pas la laisser passer La rejoindre au creux de son lit Si tu fais danser tes souliers
Pour une fois, si l'on faisait le monde
Vienne le froid
La nuit descend doucement sur un grand nuage blanc les arbres ont des frissons lorsque le vent tourne en rond
Vienne le froid tombe la neige je ne sais quoi me chauffe en toi Vienne le froid tombe la neige toute chaleur me vient de toi me vient de toi
La route est blanche de silence la neige efface les branches Il pleut sur les champs gelés et l'on ferme les volets
Vienne le froid tombe la neige je ne sais quoi me chauffe en toi Vienne le froid tombe la neige toute chaleur me vient de toi me vient de toi
Un oiseau passe et s'efface lasse la neige s'entasse Des fumées montent et se fondent dans le ciel à l'horizon
Vienne le froid tombe la neige je ne sais quoi me chauffe en toi Vienne le froid tombe la neige toute chaleur me vient de toi me vient de toi
Le vent murmure par les murs des légendes de froidure Qu'il chante donc les tisons rougeoient au coeur des maisons
Vienne le froid tombe la neige je ne sais quoi me chauffe en toi Vienne le froid tombe la neige toute chaleur me vient de toi me vient de toi
Dors maintenant mon enfant dans le grand silence blanc Repose les yeux fermés cette histoire est terminée.